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6 - COMMENT DEVIENT-ON UN VAMPIRE ?

On ne nait pas vampire, on le devient : c’est une règle fondamentale. Mais, la règle établie par Bram Stocker stipule une autre obligation : boire le sang du vampire. Cela permet de choisir sa condition vampire. Cette seconde règle n’est pas toujours respectée. Cela dépend du rôle du vampire dans l’histoire : s’il n’a qu’un rôle d’ennemi impitoyable et sanguinaire, si l’on ne s’intéresse pas à sa vie, cette règle n’est pas honorée. En réalité, on considère que Bram Stocker a instauré les vraies règles originales. Mais, comme toute règle, elles sont régulièrement transgressées.

Même si tout être humain est susceptible de devenir un vampire après sa mort, certaines personnes le sont plus que d’autres. Cependant, le corps d’une personne défunte peut également être possédé par le démon dans les heures qui suivent sa mort. Depuis près de 300 ans, les européens de l’Est pratiquent une médecine préventive destinée à éviter, en plus des maladies habituelles, le vampirisme et la lycanthropie. En 909, le frère Constentin de Bavière établit avec le plus grand sérieux la liste exhaustive des médicaments : il en recensât 1100 ! Eviter de devenir un vampire n’est donc pas chose facile. Il y a toujours eu une bonne et une mauvaise façon de mourir : les malades étaient souvent confinés dans leur lit bien avant que cela ne fusse physiquement nécessaire uniquement pour qu’ils ne puissent faire des choses susceptibles de les transformer en vampire.

Toutes les personnes suivantes doivent être surveillées de près lors de leur trépas :
a) les personnes mordues par un vampire;
b) les magiciens;
c) les sorcières;
d) les personnes excommuniées par l’église orthodoxe ( Grèce );
e) les personnes dépossédées de leur âme par un chat passant aux alentours de leur cadavre ( Japon et Angleterre );
f) les suicidés;
g) les personnes ayant mangé de la viande provenant d’un mouton tué par un loup;
h) les personnes qui n’ont pas été enterrées selon les rituels habituels;
i) les personnes qui n’ont pas été baptisées;
j) les apostats;
k) les personnes maudites par leurs parents;
l) les personnes non guéries d’avoir été un loup-garou;
m) les personnes tombés à gauche d’un chariot ( pays musulmans );
n) certains individus sont prédisposés à ce funeste destin en raison de leurs particularités congénitales : le septième fils du septième fils, les nouveaux nés avec des dents ou avec le crâne recouvert de placenta ou de cheveux, les personnes ayant les yeux très foncés ou, au contraire, d’un bleu très clair, les cheveux roux comme Judas et des tâches rouges sur le corps, naître d’une mère qui a couché avec des démons.

Quand de telles personnes décèdent, il faut redoubler de précautions au moment de l’inhumation. En Roumanie, on transperce le corps de coups d’aiguilles ou encore on l’enduit de la graisse d’un cochon tué le jour de la Saint-Ignace. Pour empêcher l’âme du présumé vampire de réintégrer son corps, on place dans sa bouche un objet tel un gousse d’ail en Roumanie, une hostie consacrée en Grèce ou simplement un citron en Saxe. Afin que le corps ne puisse quitter sa tombe, on le cloue au fond de son cercueil. Dans les Sudètes, on enroule le corps dans un sorte de bas : le vampire doit chaque année en défaire une maille. En Russie, on met des graines de pavot dans le cercueil : le vampire doit les recompter chaque nuit. On enterre systématiquement les suicidés et les excommuniés à la croisée de deux chemins.

Auteur du Grimoire des Vampires :
Cecilia Jamart

jamart.cecilia@wanadoo.fr


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